Questions-Réponses

Quand intervenir ?

S’il n’y a pas de soucis particuliers visibles (ce qui n’exclut pas la présence de zones corporelles bloquées), laissez votre enfant trouver son adaptation corporelle aux contraintes de compressions intra-utérines et de sa naissance, puis consultez si vous le jugez utile aux alentours de la troisième semaine. En revanche, si vous observez un des signes d’appels décris préalablement, si votre bébé a tout le temps la tête tournée du même côté, consultez un ostéopathe au plus vite car plus le traitement commence tôt, plus il sera efficace.

A partir de quel âge peut être traité un nourrisson ?

Il n’y a pas d’âge minimum. Certains bébés sont traités en ostéopathie dès leur naissance, en particulier si leur état préoccupe le personnel de la maternité.

Tous les nouveaux-nés doivent-ils être examinés et traités ?

Chaque nouveau-né devrait faire l’objet d’un examen attentif pratiqué par un ostéopathe : D’une part parce qu’il semble important de s’assurer que le nouveau-né est libre de toutes tensions corporelles (rappelons que l’espace intra-utérin peut comprimer le fœtus et que la naissance peut être mécaniquement éprouvante). D’autre part, parce qu’il peut-être difficile, en tant que parent, d’évaluer l’état corporel de son enfant.

Y a-t-il des contre-indications au traitement d’un nouveau-né ?

On devrait parler plutôt de précautions. Le nouveau-né est toujours très entouré par une équipe pluridisciplinaire et la concertation permet de situer le rôle de l’ostéopathe dans les cas difficiles afin de n’intervenir que dans les limites de ses compétences. En maternité, en cas de traumatisme obstétrical important, l’approche crânienne peut-être provisoirement contre-indiquée ainsi que tout problème médical avéré (infection…)

Dois-je consulter à nouveau si mon enfant a été traité à la maternité ?

Cela dépend de ce que vous observez une fois rentré chez vous. Si des signes d’inconfort apparaissent ou réapparaissent, n’hésitez pas à consulter un ostéopathe. Il arrive parfois (rarement), que des tensions, muettes jusque lors ou donnant l’impression d’avoir été résolues au cours du traitement en maternité, s’expriment aux alentours du premier mois. En revanche, si votre bébé ne présente aucun signe d’inconfort, il n’y a pas d’utilité à consulter.

Pourquoi les bébés pleurent-ils parfois au cours d’un traitement ?

Les mises en tension, aussi douces soient-elles, nécessaires à la détente des zones enraidies peuvent occasionner des pleurs. Quand cela se produit, je relâche progressivement la mise en tension pour rendre le traitement de l’enfant confortable. Certaines tensions et blocages corporels se constituent à l’occasion de stress traumatique ou émotionnel. Les zones perturbées sont détentrices d’une mémoire rattachée à l’événement. Leur libération peut donc s’accompagner d’une reconnexion à la situation ayant entraîné le déséquilibre corporel. Une naissance difficile ou un état de stress vécu par la maman durant la grossesse peut ainsi resurgir sous la forme de pleurs, de peur, de panique, d’angoisse ou de colère ; permettre au nouveau-né d’exprimer ce vécu en étant simplement présent pourra lui être très aidant.

Peut-on nourrir notre enfant pendant le traitement ?

Oui, cela peut même s’avérer être une aide précieuse : lorsque les bébés sont très tendus, manger pendant le traitement peut les rendre plus réceptif au soin. Rappelons que la succion, nutritive ou non, est considérée comme un antalgique jusqu’au premier mois. De plus elle est extrêmement rassurante. Traiter un bébé qui a faim est impossible. N’oubliez donc pas de vous munir systématiquement d’un biberon lorsque vous amenez votre bébé chez l’ostéopathe.

L’ostéopathie peut-elle avoir une incidence sur les troubles digestifs du bébé ?

Le trou déchiré postèrieur, une partie de la base du crâne qui lorsqu’elle est en compression peut perturber le système digestif du nouveau né. Le trou déchiré postèrieur, une partie de la base du crâne qui lorsqu’elle est en compression peut perturber le système digestif du nouveau né.
Le trou déchiré postèrieur, une partie de la base du crâne qui lorsqu’elle est en compression peut perturber le système digestif du nouveau né.
 
  • Les coliques du nourrisson Cette affection fréquente touche le bébé entre deux semaines et trois mois et se traduit par des pleurs et une agitation parfois importante. Elle est tout-à-fait bénigne mais peut être difficile à vivre pour le bébé autant que pour ses parents.
Le système digestif du nouveau-né est soumis à rude épreuve : si un adulte de 80 kilos buvait autant de lait qu’un bébé de 3 semaines pesant 3,5 kilos (6 biberons entre 120 et 150 ml / jour), il devrait en boire environ 18,5 litres / jour ! Aussi, le relâchement de la base du crâne (zone par laquelle sort le nerf vague qui innerve le tube digestif) et les tensions viscérales libérées améliorent bien souvent ces troubles intestinaux. En revanche, dans le cas d’une intolérance au lactose (où son absorption incomplète encourage la croissance bactérienne entraînant des flatulences et des spasmes du côlon) l’ostéopathie ne sera pas performante. Dans ce cas, il est préférable de contacter le pédiatre de l’enfant ou son médecin traitant.
  • Une difficulté à téter Une difficulté à téter peut être occasionnée par une compression de la base du crâne et de la région cervicale haute (naissance éprouvante, manque de place in utéro) qui comprimeront à leur tour le nerf hypoglosse, moteur de la langue qui transite par ces régions.De la même façon, des tensions constatées au niveau des articulations de la mâchoire (articulations temporo-mandibulaires) empêcheront une ouverture correcte de la bouche.La libération de ces tensions favorisera une succion plus aisée.
  • Les régurgitations Les régurgitations peuvent avoir pour origine une compression de la base du crâne affectant la physiologie du nerf vague qui innerve le tube digestif et qui transite par cette dernière.Des tensions au niveau du diaphragme et de l’estomac pourront également entraîner des régurgitations pouvant être améliorées par leur relâchement.Dans le cas où c’est l’immaturité du cardia (clapet anti-retour situé entre l’estomac et l’œsophage) qui est responsable des régurgitations (on parle alors de reflux gastro-oesophagien), l’ostéopathie ne sera pas performante. Dans ce cas, il est préférable de contacter le pédiatre ou le médecin traitant.
  • Le hoquet Le hoquet est caractérisé par une succession de contractions inspiratoires spasmodiques incontrôlables du diaphragme. Une compression de la colonne cervicale peut entraîner des « crises de hoquet » pouvant êtres améliorées par l’ostéopathie. (Le nerf phrénique innerve le diaphragme et prend naissance au niveau des quatre premières cervicales)Le hoquet peut également être lié a une dilatation de l’estomac, situé prés du diaphragme, après la tétée ou la prise de biberon.
  • La constipation Chez le nourrisson allaité, l’émission de selles se fait plusieurs fois par jours. Sans que l’on sache pourquoi, il peut se produire des périodes plus ou moins longues sans émission de selles, parfois jusqu’à 8-9 jours, sans que l’on parle de constipation. Le bébé va bien, il mange urine, dort normalement et ne pleure pas outre mesure mais ne fait pas caca. Dés l’instant où son ventre n’est pas ballonné, qu’il n’a pas de gaz, qu’il ne force pas outre mesure quant il se soulagera et que les selles restent molles, pas d’inquiétude et pas besoin de consulter en ostéopathie.En revanche chez l’enfant nourrit au lait artificiel, la constipation est plus fréquente. Elle peut-être due à un lait inadapté ou a une intolérance au lait de vache. Les selles sont alors émises avec difficulté, elles sont dures et déshydratées (petites boulettes) et peuvent occasionner des fissures anales. Si cet état persiste malgré un lait adapté à l’enfant.La détente de l’abdomen, de la base du crâne et de certains blocages vertébraux pourront alors s’avérer efficaces pour restaurer un transit normal.
Combien de fois doit-on faire voir son bébé ? On considère que la réponse appropriée est : « le moins possible ! » C’est pourquoi la prise en charge ostéopathique doit être précoce (en moyenne, 3 semaines après la naissance si pas de difficultés constatées) afin d’éviter la transformation de difficultés transitoires en dysfonctions bien installées. Dans la majorité des cas, deux consultations suffisent.

Combien de fois doit-on faire voir son bébé ?

On considère que la réponse appropriée est : « le moins possible ! » C’est pourquoi la prise en charge ostéopathique doit être précoce (en moyenne, 3 semaines après la naissance si pas de difficultés constatées) afin d’éviter la transformation de difficultés transitoires en dysfonctions bien installées. Dans la majorité des cas, deux consultations suffisent.

Dois-je vous amener mon enfant annuellement ?

Annuellement ? Pas forcément ! Néanmoins, un suivi ostéopathique régulier permettra de libérer les tensions corporelles au fur et à mesure qu’elles se présentent favorisant ainsi une croissance harmonieuse. Intervenir lors des « grands changements » semble cohérent (acquisition de la marche, entrée à l’école maternelle, au CP, en primaire, au collège, au lycée…). Consulter après des traumatismes physiques (entorse de cheville, chute sur les fesses entraînant des douleurs dans le dos, accident de voiture ou de scooter…) ou émotionnels « mal digérés » (séparation des parents, déménagement mal vécu…) peut également s’avérer aidant pour l’enfant.

D’autres questions ?
Je suis à votre disposition : jm.chouraqui@wanadoo.fr